Musée de l'éphèbe

Exposition "Sous l'eau, le feu"

Exposition Sous l'eau, le feu

Exposition d’art contemporain. OEuvres du Frac Languedoc-Roussillon de Laurette Atrux-Tallau, Abdelkader Benchamma, Étienne Bossut, Johan Creten, Hubert Duprat, Delphine Gigoux-Martin, Patrick Jolley & Reynold Reynolds, Le Gentil Garçon, Natacha Lesueur et Grazia Toderi

En écho à l’exposition “Sous le sable, le feu !” au Moulin des Évêques, le Musée de l’Ephèbe explicite l’origine “subaquatique” de ses collections archéologiques en les mettant en relation avec des oeuvres contemporaines qui évoquent, pour la plupart, la vie sous l’eau. Les vidéos de Grazia Toderi et Patrick Jolley & Reynold Reynolds montrent des humains qui s’activent comme des poissons dans l’eau, tandis qu’un portrait photographique sous caisson lumineux de Natacha Lesueur rappelle ces déesses antiques dont les corps étaient des métaphores des puissances sous-marines. Certaines œuvres ont été même réalisées avec des poissons (les poulpes en porcelaine de Delphine Gigoux-Martin) ou des coraux (le “nid” en corail et mie de pain d’Hubert Duprat, qui sera déposé au Musée de l’Éphèbe  pour une longue durée) ; d’autres proposent avec humour - en contrepoint à la statue d’Alexandre le  Grand - une Allégorie sculpturale de l’être humain moderne (le lisse étui à musique, évoquant un jeune cétacé lesté d’un pneu-bouée, d’Étienne Bossut), explorent par le dessin l’infinitude des strates aquatiques (le triptyque d’Abdelkader Benchamma), ou font simplement écho aux fonctions de certains trésors du Musée de l’Éphèbe (la salle des canons sera traversée par l’éclat de rire lumineux et silencieux du Gentil Garçon). D’autres surprises encore permettent de replonger dans l’imaginaire spatial et temporel de ce musée des Profondeurs, et de le relier à notre présent !
En parallèle au prêt d’oeuvres du FRAC, le musée a passé commande à une jeune artiste, Anita Gauran (née en 1988), pour la réalisation d’une série de photographies qui seront dévoilées à cette occasion. Leur objectif est de proposer un regard neuf, décalé, pour raviver la poésie des collections du musée, à travers le procédé du rayogramme cher aux Surréalistes.
Toutes les œuvres seront intégrées dans le parcours du musée archéologique, dans une volonté de créer un “dialogue” de collections propice au plaisir et à l’inattendu.

Commissariat : Bertrand Ducourau et Emmanuel  Latreille

> vernissage de l’exposition, jeudi 18 mai à 19h30

> tout public

> entrée libre,

> tarif d'entrée en vigueur