Qu’est-ce que l’archéologie sous-marine ?

C’est l’étude des civilisations passées, de leur histoire et leur évolution, par le biais des témoins matériels de leurs activités et comportements, grâce aux découvertes faites en mer.

L’histoire de l’archéologie sous-marine est liée aux progrès de l’homme en matière de résistance sous l’eau. À la Renaissance, on observe les premières recherches mais c’est au XIXe siècle, avec l’invention des premiers scaphandres, que la sécurité des plongeurs commence à être assurée. Les premiers scaphandriers étaient souvent des pêcheurs d’éponges. Ils ont permis de remonter à la surface des vestiges antiques enfouis, trésors auxquels aucun archéologue n’avait pu accéder jusqu'alors.

C’est le commandant Cousteau qui lança le premier chantier de fouilles dans les années 50, mais ses recherches ne furent pas reconnues. Cependant, cette action donna un élan à la création d’un Département des Recherches Archéologiques Subaquatiques et Sous-marines (DRASSM), regroupant des professionnels de l’archéologie.

Depuis près de 60 ans, les découvertes fortuites de plongeurs amateurs et de scientifiques chevronnés, sur le littoral proche et dans le fleuve Hérault, ont enrichi les collections du Musée de l’Ephèbe, permettant de mieux connaître Agde, cité grecque riche de 2 600 ans d’histoire.

 

 

Qu'est-ce qu'un archéologue sous-marin ? 

Il intervient spécifiquement dans le milieu sous-marin et fouille, le plus souvent, des épaves de navires. Il peut également, parfois, avoir le même domaine d’étude que ses collègues terrestres (habitats submergés). Il touche plus particulièrement à l’histoire économique par l’étude des cargaisons, à l’histoire des techniques par l’étude de l’architecture navale, et étudie la vie à bord par le biais des témoignages matériels embarqués. Son milieu d’intervention, humide et anaérobie (vase), lui permet de découvrir des objets qui ne se sont généralement pas conservés sur les sites archéologiques terrestres (bois, cuir, vannerie, tissu, végétaux…) Aussi soudains que l’éruption du Vésuve en 79 av. J.-C., les naufrages font de chaque épave un véritable Pompéi sous-marin. Longtemps réservée à la seule étude des épaves de l’Antiquité, la discipline s’intéresse, de nos jours, à toutes les périodes, des plus reculées aux plus récentes.

L’archéologue sous-marin doit utiliser un équipement de plongée : une combinaison de néoprène pour se protéger du froid, un masque pour voir, des palmes pour se déplacer, une ceinture de plomb et un gilet pour l’équilibre, une bouteille d’air comprimé et un détendeur pour respirer. Il a également recours à un aspirateur ou une suceuse pour dégager le sable, au lieu de la truelle de son compère terrestre, tandis que la brouette est remplacée par un panier lesté et par un ballon rempli d’air pour remonter les objets découverts. Carnets de notes et calques plastiques, fils à plomb et décamètres permettent les relevés et dessins. Ils sont complétés par la photographie sous-marine.