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Exposition : La Motte un habitat englouti

Recherches archéologiques au fond du fleuve

Principalement connu pour l’exceptionnelle parure féminine découverte en 2004 exposée au Musée de l’Éphèbe, le site subaquatique de la Motte fait depuis 2011 l’objet de nouvelles recherches de la part du CNRS (UMR 5140 ASM, Montpellier) en collaboration avec l’association IBIS (Agde). Ces travaux révèlent la présence d’habitats de l’âge du Bronze installés en bordure d’une ancienne lagune aujourd’hui colmatée, à proximité de l’embouchure de l’Hérault. Ils se matérialisent par plusieurs centaines de pieux de bois indiquant la présence de bâtiments et de systèmes de renforts de berges en bordure de l’occupation. Ces dernières ont probablement servi à les protéger d’un environnement en pleine évolution, subissant à la fois la progression du fleuve et la remontée du niveau marin.

Cette exposition présentera les principaux objets découverts sur le site ainsi que les derniers résultats des fouilles afin d’aborder divers aspects de la vie quotidienne des populations de la fin de l’âge du Bronze qui ont occupé ce milieu sensible.

> Exposition à partir du 21 octobre 2017

> tarifs d'entrée en vigueur, renseignements au : 04 67 94 69 60

 

maient le territoire de la cité.

60 ans de fouilles

La tradition locale situait la ville antique d’Agde sur le plateau basaltique d’Embonne au Cap d’Agde. Au XVIIIe siècle, la carte de Cassini y mentionnait des ruines. Avant les premières recherches archéologiques sur le terrain, une hypothèse proposait une ville gréco-romaine située au bord du fleuve Hérault et une autre sur le site d’Embonne.
Raymond Aris, pharmacien et érudit local, découvre en 1938 au nord de la métairie de la Clape, aujourd’hui le musée, des constructions autour de points d’extraction de basalte. Ces habitats de pierre sèche sont destinés aux ouvriers des carrières. Un an plus tard, une équipe de réfugiés espagnols sous la conduite de Prat Puig encadrée par Raymond Aris réalise la première campagne de fouilles sur cette zone.

Il faut attendre 1985 pour constater une série de sondages clandestins plus au sud qui font apparaitre un grand nombre d’objets et de structures signifiants une construction romaine d’envergure. Ce constat permet d’organiser de 1986 à 1994 des campagnes de fouilles autorisées, menées par Odile Bérard-Azzouz suivie de Iouri Bermond et Hervé Pomarède sur deux secteurs plus étendus et jusqu’ici non prospectés.
Dans ce cadre, le plan d’ensemble de la villa romaine est dégagé, structurant les différents espaces de fonctionnement du domaine. Ces fouilles ne sont pas exhaustives ce qui va générer, à partir de 1994, une protection du site afin de mettre son exploitation scientifique en attente.

 
Un site réhabilité

Cependant, la situation de cette villa sur un lieu touristique à proximité du musée, impose une médiation organisée en 2012. Le nettoyage, la mise en sécurité et le discours autour des vestiges ont été élaborés grâce à un Plan Local pour l’Insertion et l’Emploi, la Communauté d’Agglomération Hérault-Méditerranée et la ville d’Agde sur la propriété du Conservatoire du Littoral.

 
L’exposition en 5 espaces

Espace 1 « Le territoire d’Agathé au Ier siècle » : suivre en 3D son évolution schématique, des derniers mouvements géologiques à l’organisation du maillage rural jusqu’à l’implantation de la villa.
Espace 2 « Dans une rue d’Agathé » : fabriquer et vendre, échanger et commercer, compter et jouer : observer la vie foisonnante d’une rue marchande de la cité romaine. 
Espace 3 « À l’extérieur de la cité » : cultiver et récolter, élever et pêcher : les activités économiques des villae rusticae en Narbonnaise.
Espace 4 « La villa d’Embonne au Haut-Empire » : construire et décorer, manger et boire, sacrifier et banqueter : découvrir la vie publique des propriétaires et parcourir l’architecture de la villa il y a 2 000 ans  à travers une interprétation 3D.
Espace 5 « Les parties privées de la villa » : se vêtir et se parer, s’éclairer et dormir.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

photos : Hervé Pomarède (objets), Marc Sauer (site)

 

Statuettes, vaisselles, outils, monnaies, objets usuels et cultuels : ces objets ont été prêtés par le Service Régional de l’Archéologie (SRA Languedoc-Roussillon) et le Groupe de Recherches Archéologiques d’Agde (GRAA).
L’exposition propose, à travers les collections du site d’Embonne, de retracer la vie quotidienne en Agde au Ier siècle de notre ère. Des films de reconstitution archéologiques et des animations 3D enrichiront la perception et la connaissance de cette facette de la riche histoire d’Agde, cité grecque vieille de 2 600 ans.

> Tout public. Tarif d’entrée en vigueur des collections.
> Vernissage le vendredi 08 novembre 2013 à 18h00.
> Renseignements : 04 67 94 69 60