Le Musée

Le Musée

Situé dans un écrin de verdure à l’entrée du Cap d’Agde, le musée de l’Ephèbe et d’archéologie sous-marine présente les richesses du patrimoine agathois. Des collections exceptionnelles, issues du fruit de 50 ans de découvertes dans le fleuve Hérault, en mer et dans l’étang de Thau, qui témoignent de l’activité économique d’Agde au fil des siècles. Car Agathé, cité grecque vieille de 2 600 ans, carrefour des civilisations, a révélé de véritables trésors engloutis : cargaisons de vaisselles, armements de la marine royale, transport maritime d’amphores et de matières premières, commerce d’œuvres d’art… dont la célèbre statue de l’Alexandre d’Agde dit « l’Ephèbe », unique bronze hellénistique à avoir été trouvé dans les eaux françaises.

Etrusques, Grecs, Romains, Celtes, Wisigoths, Sarrasins, Vikings, Espagnols, Italiens : tous ont laissé leur empreinte dans l’histoire d’Agathé. Alors venez la découvrir et plongez dans l’unique musée français consacré à l’archéologie sous-marine.

Un musée d’archéologie sous-marine unique en France

La situation de la région agathoise a très tôt favorisé les recherches archéologiques sous-marines. C'est en effet sur nos côtes que cette discipline est apparue à partir de 1948 avec André Bouscaras, le premier à obtenir des autorisations de fouilles de la part de l’Etat. La statue de l'Ephèbe fut découverte au cours d'une de ces plongées, dans l'Hérault, par Jacky Fanjaud du GRASPA (Groupe de Recherches Archéologiques Sous-marines et de Plongée d’Agde), un de ces groupes de passionnés, très actif entre les années 60 et 80. Elle fut ensuite restaurée en Lorraine puis au Louvre, où elle demeura pendant 20 ans.

La condition du retour de l'Alexandre sur Agde était la construction d'un musée d'archéologie subaquatique et sous-marine entre 1982 et 1984, et la nomination d’un conservateur. Le président du GRASPA, Denis Fonquerle, joua un rôle important dans la mise en œuvre de ce projet.
Celui-ci fut bâti autour d'une ferme du XVIIIe siècle, sur la colline de la Clape au Cap d’Agde, et ouvert au public en 1985. C'est seulement en mai 1987 que le célèbre bronze est définitivement revenu, lors de l'inauguration du Musée de la Clape, désormais rebaptisé « Musée de l'Ephèbe et d’archéologie sous-marine».

Un lieu de conservation et de recherches

Avec la loi du 4 janvier suivi de son décret d’avril 2002, le musée de l’Ephèbe et d’archéologie sous-marine a reçu l’appellation « Musée de France », label attribué par le Ministère de la Culture. De ce fait, il voit ses moyens renforcés dans le domaine de la conservation et de l’étude des œuvres, dans la présentation et la diffusion des connaissances au public. Cette nomination lui impose un service de qualité auprès du public, une protection optimale des œuvres pour les transmettre en l’état aux générations futures en plus d’une étude approfondie, une excellente présentation des collections d’archéologie subaquatique et sous-marine, fruits des découvertes fortuites et des recherches scientifiques autour du littoral agathois, depuis plus de 50 ans.

Le Musée de l’Ephèbe et d’archéologie sous-marine est un lieu d’études, de recherches et de conservation. Sous la tutelle du DRASSM (Département des Recherches Archéologiques Subaquatiques et Sous-Marines), c’est un travail quotidien que le musée exerce pour vous offrir une prestation de qualité : un laboratoire de restauration (Moïra Conservation), une équipe scientifique sont présentes pour gérer au mieux la conservation et la restauration des œuvres et des lieux.

Un musée dynamique et ouvert à tous les publics

  • Un lieu de découverte et de sensibilisation pour tous : le service éducatif propose des visites et des ateliers spécifiques pour chaque type de public et chaque tranche d’âge : jeux de piste, contes, dessins, peinture grecque, écriture grecque sur ostraca, fabrication de lampes à huile, initiation aux hiéroglyphes etc.
  • Des actions spécifiques sont tournées vers les publics empêchés (handicapés, en réinsertion, en échec scolaire, éloignés géographiquement) : atelier tactile, découverte corporelle de la statuaire, atelier olfactif (parfums romains), écriture créative, travail sur le vêtement grec et romain, jeux de société antiques.
  • Ancré dans un territoire riche d’une histoire trois fois millénaire, il participe à une dynamique régionale en collaborant avec de nombreux acteurs du patrimoine, publics comme privés : mise en réseau des musées archéologiques de la région, projets de mise en valeur du patrimoine auprès du jeune public.
  • Un programme scénographique multimédia se met actuellement en place. Il apporte aux visiteurs un éclairage original et complémentaire à certaines œuvres. Ainsi en 2011, le musée se voit doté de deux vitrines holographiques inédites, qui redonnent vie aux statues de l’Enfant romain et de l'Ephèbe.

Le musée est un lieu public où le visiteur peut s'informer, regarder, discuter, flâner, se documenter ou apprendre et même y trouver du plaisir. Le patrimoine, accessible à tous, est issu du passé, mais il doit se percevoir dans un espace vivant de rencontres et d'échanges.

Conserver pour transmettre et permettre de mieux comprendre le monde qui nous entoure.